Marc Scoffoni - Baryton

Presse

Novembre 2009 - Opera Magazine - Manon

 

(...) On retrouve ce souci du "bien dire" dans la prestation de l'aristocratique Marc Scoffoni au point qu'on se croirait transporté par instant  à l'opéra comique avant la dernière guerre.


Concertclassic.com

Leçon de style - Manon à l'Opéra de Nantes

(...) Toute la vaillante troupe s'accorde à ce diapason, du père Des Grieux jamais sentencieux de Christophe Fel, au Guillot de Morfontaine sans charge de Rodolphe Briand qui se garde bien d'un numéro à la Sénéchal : le venin de son personnage n'en est que plus mortel, et son triomphe à l'arrestation de Manon a quelques chose de glaçant. Parfait trio de courtisane, exemplaire Lescaut d'Hugues Russel, campant tout en beau chant son personnage velléitaire ballotté comme sa cousine par les caprices de la fortune, très séduisant Brétigny (Marc Scoffoni), Massenet retrouvait une vraie troupe et un style que même à l'Opéra de Paris on n'a plus.

Manon il est vrai avait connu sa postérité à Favart où voici vingt ans encore on pouvait s'émouvoir au portrait parfait qu'en donnait Leontina Vaduva. Burcu Uyar fait mieux que marcher dans ses traces, elle ressuscite cette manière de perfection si émouvante.

Jean-Charles Hoffelé

ClassiqueNews.com

Octobre 2009 - Nantes. Théâtre  Graslin, jeudi 1er octobre 2009. Jules Massenet: Manon.

(...) Mais après ce manège des sens, à force de s'oublier en un tourbillon illusoire, la chute inéluctable n'en est que plus saisissante et fatale. L'innocente beauté trop avide des plaisirs, courtisée par les deux rivaux Bretigny (parfait Marc Scoffoni ) et Morfontaine (...)

Janvier 2008 - Midi Libre

« Le baryton Marc Scoffoni (...), battant l'estrade, spirituel, l'oil malicieux, la déclamation parfaite. Il commence avec désinvolture dans Manon de Massenet, poursuit avec légèreté à la suite de la Reine Mab de Gounod et campe un Comte très solide dans les Noces (.) il n'est pas seulement drôle, séducteur, il trouve une vraie profondeur dramatique dans un extrait de la Ville Morte de Korngold. Le timbre est plus développé et la cavatine des Puritains de Bellini révèle la richesse des nuances, une personnalité, un don pour émouvoir. Il revient en bis avec un Figaro d'anthologie. »

Michèle Fizaine


Janvier 2007 - Magazine Opera

"Le son du baryton Marc Scoffoni dans le rôle du Earl of Dunmow était chaud et riche, et son phrasé séduisant et intelligent"

Warwick Thompson


Novembre 2005 - Marc Scoffoni - Baryton bien corsé

A 26 ans, ce baryton français gourmand de Mozart et de bel canto s'exile à Londres pour parfaire son art. Découverte.

D'où venez-vous, et quel est votre parcours ? Je viens d'Aix-en-Provence et suis d'origine corse. J'ai commencé mes études de chant à Marseille, d'abord avec Jean-Claude Sasonne, dès 15 ans, puis à 18, au conservatoire, dans la classe de Claude Méloni. Le tout en poursuivant des d'anglais, jusqu'à l'obtention d'une maîtrise. Puis il y a eu le CNSM de Paris, dans la classe de Glenn Chambers : j'ai obtenu mon diplôme en juin dernier. Paris m'a ouvert vraiment les horizons, car on réalise que le métier est possible.
Quinze ans, n'est-ce pas trop tôt pour débuter le chant ? Un peu, mais j'avais longtemps chanté dans une chorale - les Petits Chanteurs d'Aix-en-Provence. Et après la mue à 15 ans, n'étant plus très utile dans une chorale d'enfants, j'ai eu la chance de rencontrer un professeur qui m'a initié petit à petit au chant, et qui contrôle d'ailleurs toujours ma voix.
Et aujourd'hui ? J'enchaîne avec la Guildhall School de Londres, pour deux ans. C'est un parcours intéressant, une transition en quelque sorte : j'étais très désireux de partir à l'étranger pour parfaire ma formation et lui donner un rayonnement international. La perspective de côtoyer des chanteurs d'autres horizons m'attirait aussi, comme de voir ce à quoi ressemblait l'enseignement britannique.
Etant aixois, alliez-vous au Festival d'art lyrique ? Oui, très souvent. Et puis cet été j'ai eu la chance de participer à l'Académie de chant. J'ai travaillé avec Hans Sotin, Teresa Berganza, Gilles Cachemaille, chacun pendant une semaine. Tous avaient comme point commun un respect énorme de la partition.
Vous-même, quel(s) chanteur(s) avez-vous le plus écouté ? Ernest Blanc, le baryton français par excellence.et Robert Massard, aussi, qui a d'ailleurs été président de mon jury lorsque j'ai passé mon prix à Marseille. Mais aussi des italiens, et Dietrich Fischer-Dieskau.
Quelles sont vos expériences scéniques ? Le Conservatoire de Paris est une excellente institution mais on est encore à huis clos, et on doit y être très assidu. Nous avons monté Orphée aux enfers , puis de nombreuses scènes d'opéra. Et je me suis souvent produit au restaurant Bel Canto à Paris, une sorte de laboratoire où l'on peut tester son répertoire en public. J'y ai gagné de l'assurance.
Aujourd'hui, à 26 ans, que serait pour vous une carrière de chanteur idéale ? Celle qui serait à la fois la plus longue possible et permettrait de concilier famille et travail. Ça passe par la patience, la sagesse - on ne peut pas accepter des rôles trop tôt - j'ai refusé Le Barbier par exemple. De toute façon je ne suis pas prêt à « signer »., je suis encore étudiant en quelque sorte. Lorsque j'aurai obtenu mon diplôme de la Guildhall , à 28 ans, il sera alors temps. Et les troupes sont suffisamment nombreuses en Angleterre pour tenter sa chance. Mais la Guildhall , c'est déjà un peu une troupe : huit chanteurs en tout, des cours de théâtre, de maquillage, de mises en scène, de coaching, l'idéal.

Propos recueillis par Jérémie Rousseau


Logo Pays d'Aix TV Aout 2005 - Pays d'Aix TV - Reportage

En juin dernier, à l’occasion du Festival international d’art lyrique d’Aix en Provence nous avons pu rencontrer Marc Scoffoni, premier aixois à être admis à l'Académie européenne de musique. On donne la possibilité à des chanteurs de 20 à 30 ans de participer à trois semaines de formation, avec un maître par semaine.

Le reportage de Pays d'Aix TV réalisé par Gian Franco vous fait découvrir un peu plus ce baryton de 25 ans. Vous pourrez le voir évoluer lors des cours dispensés à l’Academie et ainsi pénétrer dans les coulisses d’une master class dispensée par Teresa Berganza. Marc Scoffoni ne cache pas sa joie de pouvoir participer en tant qu’artiste à part entière au festival d’Aix en Provence dont il est le plus grand fan depuis son enfance.


Logo Europe 1 18 août 2005 - Europe 1 - Interview par Daniel Schick

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Les invités de Daniel Schick ont deux points communs: ils ont du talent et ont rencontré le succès cette année. Personnalités en vue ou découvertes de l'année, Daniel Schick fait la part belle à ceux qui ont été révélés, exposés ou honorés depuis un an. Sous la forme d'un tête-à-tête enthousiaste, intimiste et complice, Daniel Schick reçoit ces personnalités qui nous expliquent leur parcours, nous parlent de leurs succès, de ce que la reconnaissance leur a apporté, tout en commentant l'actualité à leur façon.


Logo la lettre du Musicien Mars 2005 - "Orphée" dans le métro au Conservatoire de Paris

Critique parue dans La Lettre du Musicien - 1ère quinzaine de mars 2005 - n°309

Pour ce spectacle donné par les étudiants du département d'art vocal du Conservatoire de Paris, François de Carpentries a transposé Orphée aux enfers d'Offenbach dans le métro parisien, aux stations Porte des Lilas pour le séjour terrestre, Champs-Elysées pour l'Olympe, D'Enfer-Rochereau (sic) et Père Lachaise pour le royaume de Pluton. L'idée est habilement traitée : Orphée devient un musicien qui fait la manche, Eurydice une baba-cool, L'Opinion publique, échappée de l'univers des Deschiens, vend des billets de loterie... Les dialogues modernisés transposent dans notre actualité les clins d'oeil chers à Offenbach : on entend parler de Sarko ou d'Ernest-Antoine...
Mais ce qui frappe avant tout, c'est le talent d'acteur de ces jeunes interprètes. Il est loin le temps où l'on voyait au Conservatoire des chanteurs figés sur scène et un peu crispés. Ici, ce sont de vrais professionnels de la scène qui savent bouger et dire les textes parlés (ils en font même parfois un peu trop). Bravo à tous et au metteur en scène pour sa direction d'acteurs. Vocalement, c'était plus mitigé, même si aucun n'a démérité. On retiendra Dorothée Lorthiois (Eurydice), beaux aigus mais médium un peu pâle, l'excellent Sébastien Guèze (Orphée), Marc Scoffoni, un Jupiter fin musicien, Shigeko Hata (Diane) au timbre prenant (mais la diction reste à parfaire) et Marie Gautrot, inénarrable Opinion publique...
Belle sonorité de l'Orchestre des étudiants du Conservatoire, mené avec fermeté et précision par Alain Altinoglu.
Ajoutons enfin que cet Orphée permit d'entendre un quatuor jusqu'ici inédit, "La barque à Caron", une découverte du musicologue Jean-Christophe Keck. (14 février)

Philippe Thanh


Logo Concerto.net 12 février 2005 - Jacques Offenbach - Orphée aux enfers

Critique parue sur le site ConcertoNet.com

Paris CNSM

Sébastien Guèze (Orphée), Dorothée Lorthiois (Eurydice), Mathieu Cabanès (Aristée/Pluton), Marie Gautrot (L'Opinion publique), Michaël Mardayer (Mercure/Un Licteur), Arnaud Guillou (Cerbère/Un Conseiller municipal), Marc Scoffoni (Jupiter), Li-Chin Huang (Junon), Violaine Kiefer (Vénus), Shigeko Hata (Diane), Marion Sicre (Minerve), Avi Klemberg (John Styx), Juri Djatsenko (Mars/Caron) Orchestre du Conservatoire National Supérieur de Paris, Alain Altinoglu (direction) François de Carpentries (mise en scène)

On suit avec le plus grand intérêt depuis plusieurs années les opéras que présentent, une fois l'an, les étudiants du Conservatoire National Supérieur de Paris (www.cnsmdp.fr), on y découvre en effet à chaque fois des voix prometteuses que l'on retrouve souvent ensuite sur les grandes scènes (citons Amel Brahim-Djelloul, François Lis, Marc Mauillon pour ces deux dernières années). Cette année un nom aura immanquablement marqué les esprits : Dorothée Lorthiois. Formidable Eurydice, elle bénéficie d'un joli timbre et de moyens vocaux exceptionnels, sachant faire preuve de subtilité, de souplesse et aussi de puissance. Mais il faut aussi retenir les noms de Sébastien Guèze, Orphée d'une grande aisance vocale, et de Marc Scoffoni, excellent Jupiter. Dans des interventions moins imposantes, Mathieu Cabanès (Aristée/Pluton) et Violaine Kiefer (Vénus) se sont également révélés très intéressants.
Comme toujours, ce sont des artistes confirmés qui «portent» cette production, avec Alain Altinoglu (un ancien de la maison, qui y enseigne désormais) qui commence une belle carrière de chef d'orchestre, et François de Carpentries, un metteur en scène actif à La Monnaie de Bruxelles. Intelligente et malicieuse, la mise en scène situe l'action dans une station de métro s'ouvrant sur de multiples décors qui s'appelle successivement Porte des Lilas, Champs-Elysées, D'Enfer'Rochereau, et Père Lachaise, de façon à suivre l'action (le passage du Styx se fait dans une rame de métro) ! Retrouvant toute l'ironie de l'ouvre et réalisant quelques «actualisations» en clin d'oil, la réussite est totale. On espère voir plus souvent ce metteur en scène à Paris, ainsi que les chanteurs qui firent de cette soirée un grand moment d'opéra.

Philippe Herlin


Logo Concerto.net 24 août 2004 - Festival Jeunes Talents - L’art de la mélodie

Critique parue sur le site ConcertoNet.com

Paris Hôtel de Soubise

  1. Gabriel Fauré : En sourdine, Mandoline, Arpège
  2. Claude Debussy : Fêtes galantes II
  3. Francis Poulenc : Chansons villageoises (extraits)
  4. Ralph Vaughan Williams : Songs of Travel

Marc Scoffoni (baryton)

Mara Dobresco (piano)

L'art du lied n'est pas réservé qu'aux allemands, qu'on se le dise ! D'abord il n'y a pas que Schubert dans la vie - du lied - mais aussi un superbe répertoire français, et par ailleurs nos conservatoires forment des mélodistes. Même si d'une façon générale on peut déplorer que nombre de chanteurs français souffrent d'une prononciation approximative - défaut rédhibitoire pour la mélodie - certains sortent du lot sur ce point, comme le baryton Marc Scoffoni. Né à Marseille en 1979, il suit les conservatoires de sa ville natale puis de la capitale (le CNSM) tout en se produisant régulièrement en concert. En plus d'une articulation parfaite, le timbre se révèle très beau, le souffle parfaitement contrôlé, seul le bas du registre semble un peu moins assuré sur ce que l’on a pu entendre lors de ce récital. La finesse de son chant rend toutes les subtilités des mélodies de Fauré, Debussy et Poulenc. Un plaisir. Dans le grivois et enlevé "Les gars qui vont à la fête" de Poulenc ainsi que dans les deux bis (la "Ballade des femmes de Paris" de Debussy et "Toréador" Poulenc), il fait preuve d'une caractérisation très convaincante : en effet, en plus de la mélodie Marc Scoffoni se destine au répertoire lyrique français (il a obtenu le 1er prix Opérette du concours de Marmande en 2002) et l'on a hâte de l'y découvrir. En deuxième partie, dans Vaughan Williams, il démontre la même qualité d'énonciation, qui se construit sur des bases sérieuses : une maîtrise de linguistique anglaise. Pas d'amateurisme chez ce jeune chanteur dont il faudra suivre la carrière.

Le site de Jeunes Talents
Le site melodiefrancaise.com

Philippe Herlin

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